Jacques Villette :

Pour la réhabilitation de Maurice Papon


Plaidoyer pour la r�habilitation de Maurice Papon

    Maurice Papon a �t� condamn� � 10 ann�es de r�clusion, alors qu’il �tait �g� de 87 ans, 55 ans apr�s les faits qui lui �taient reproch�s, et apr�s 16 ans de proc�dure et six mois de proc�s.

    Sa brillante carri�re de pr�fet a �t� due en bonne part � la haute estime que lui portaient les dirigeants de la Quatri�me R�publique, anciens r�sistants, en particulier ceux qui �taient li�s � la communaut� juive comme Jacques Soustelle, Maurice Bourg�s-Maunoury et F�lix Gaillard, o� juifs eux m�mes comme Ren� Mayer, Jules Moch et Pierre Mend�s-France. Les milieux juifs actuels, li�s � la communaut� sioniste am�ricaine ont oeuvr� avec acharnement pour qu'il soit condamn�. Ces activistes ont convaincu de nombreux dirigeant actuels, ignorants de la r�alit� de la Guerre et de celle de la Lib�ration, de violer la Justice. La proc�dure n'a �t� qu'une suite d'interventions politiques, et ce n'est que le troisi�me juge d'instruction qui a accept� de mener une instruction exclusivement � charge. Le d�lai, sans cesse allong� par la volont� des activistes juifs qui se disent parties civiles, alors qu'ils ont instrumentalis� les v�ritables victimes, a fait que la majorit� des t�moins �taient d�c�d�s au moment du proc�s. Les rares survivants n'ont pas �t� consult�s. Il �tait alors impossible de battre en br�che l'instruction comme cela a pu se faire dans d'autres proc�s dont l'instruction avait �t� b�cl�e, mais dont les t�moins �taient pr�sents au proc�s1.

    Le Pr�sident de la R�publique, Jacques Chirac, a refus� toute gr�ce � cause de l'opinion publique qui est mauvaise conseill�re, et cela n'est pas � son honneur. Ce n'est qu'en faisant valoir la condition physique et l'�ge de Maurice Papon que ses avocats ont obtenu de la justice que, restant encore sous le coup de sa condamnation, M Papon puisse rester � son domicile. ( Voir : Monsieur Papon est sorti de prison ). Depuis, la cour de Cassation a suivi les consignes du pouvoir et rejet� le pourvoi de M. Papon.

    Les cons�quences du proc�s sont tr�s pr�judiciable � la France en laissant croire qu'elle a, apr�s la guerre, n�glig� d'expulser du pouvoir ceux qui avaient collabor� avec les nazis. Il appara�t bien que Maurice Papon a �t� poursuivi pour avoir �t� Ministre du Budget d'un gouvernement de la Cinqui�me R�publique et non pour avoir �t� sous pr�fet du gouvernement de Vichy. 

    Le proc�s, et la fa�on dont la France a c�d� au chantage exerc� par la communaut� sioniste am�ricaine a laiss� penser que les juifs devaient �tre trait�s d'une fa�on sp�ciale et cela est une des causes de l'�mergence d'un nouvel antis�mitisme dans les milieux d�favoris�s musulmans. L'autre cause est le traitement qu'Isra�l inflige aux Palestiniens pour les convaincre d'abandonner leur patrie. Ce nouvel antis�mitisme est m�diatis� et exploit� par les milieux sionistes pour convaincre les jeunes juifs de rejoindre Isra�l, alors qu'ils sont plus en s�curit� en France. 

    Parall�lement, le soutien outrancier d'Isra�l par les USA, qui n�gligent d'obliger Isra�l � mettre fin � sa politique de colonisation des terres palestiniennes, a provoqu� la guerre des Islamistes contre les USA. La destruction des Talibans en Afghanistan a �t� bien admise � cause des outrances des Talibans, mais la guerre en Irak est tr�s mal support�e par les milieux musulmans fran�ais qui ont vu la fable des armes de destructions massives comme un pr�texte � l'agression d'un Etat musulman pour s'emparer du p�trole.

    Cette condamnation inique de Maurice Papon, orchestr�e par les milieux sioniste, et les �v�nements concomitants que nous avons cit�s, n'ont fait que renforcer ce que des sociologues appellent le repli identitaire des communaut�s juives et musulmanes. Seule la r�habilitation de Maurice Papon permettra de redonner aux Fran�ais, quelque soit leur religion, la confiance dans la justice de leur pays.

    L'objet de ce site est de convaincre les Fran�ais qu'ils ont �t� abus�s. Cela n�cessite de convaincre l'opinion publique, les m�dias et la classe politique que les m�thodes utilis�es par une faction de la communaut� juive pour arriver � ses fins ont �t� l'amalgame,  la d�sinformation et l'intoxication. Les arguments de ceux qui le croient coupable ne sont que des id�es re�ues dues aux diverses campagnes m�diatiques.

    A ce jour les opinions �voluent lentement mais dans le bon sens. L'�volution de l'opinion publique la plus �vidente est sur l'action de Monsieur Papon pendant les �v�nements d'octobre 1961, du fait de l'ouverture des archives aux historiens. En particulier, les �tudes de J. P. Brunet montrent bien que toutes les d�clarations faites sur ce sujet par J. L. Einaudi pendant le proc�s n'�taient que des insanit�s.

    Sur le plan du droit, l'�volution est notable dans le milieu concern�. En effet, la condamnation de Monsieur Papon n'a �t� possible qu'en invoquant constamment la sp�cificit� de l'affaire pour justifier des exceptions au droit.  Les avocats de Monsieur Papon, Ma�tre Jean Marc Varaut et Ma�tre Francis Vuillemin s'emploient � faire comprendre que le non respect du droit, et en particulier du code de proc�dure p�nal, m�ne r�guli�rement � l'erreur judiciaire. Le corps enseignant en droit travaille aussi dans ce sens.

    La Cour europ�enne des droits de l'homme a condamn� la France pour ne pas avoir permis � Monsieur Papon de b�n�ficier d'un proc�s �quitable, parce que la validit� de son proc�s n'a pas �t� examin�e par la Cour de cassation. Le Conseil d'�tat a tenu compte de cette condamnation et a jug� que l'�tat devait reprendre les versements de ses pensions de Pr�fet et de Ministre. Ses avocats ont, en temps voulu, pr�sent� une requ�te en r�vision du proc�s. Les conditions dans lesquelles le proc�s s'est d�roul� auraient d� amener la Cour de cassation � casser ce proc�s, mais cette institution est trop sujette du pouvoir politique, et elle a r�gl� l'affaire dans journ�e, en suivant le pouvoir politique qui ne voulait pas d'un autre proc�s.

   Seule une r�habilitation pleine et enti�re rendra compte de ce que fut la v�ritable activit� de Monsieur Papon pendant la d�portation des juifs. Ses actions avaient pour objet d'�viter au maximum les d�portations. Pour cela il invoquait des raisons juridiques ou simplement humanitaires, que les individus soient fran�ais ou �trangers. 

 Notes :
1 - Le proc�s d'Outreau, portant sur des actes de p�dophilie, qui a d�montr� l'innocence de personnes que l'instruction avait envoy�es en prison plusieurs ann�es, a �t� un exemple quasi-caricatural, mais il y a eu bien d'autres proc�s dont l'instruction avait �t� b�cl�e. C'est une tare de la justice fran�aise que de laisser ainsi un pouvoir d�mesur� � un juge d'instruction que sa hi�rarchie ne contr�le pas. Il devrait instruire � charge et � d�charge, et les accidents se sont toujours produits lorsque le juge d'instruction s'�tait forg� une intime conviction avant m�me d'avoir instruit l'affaire, et cela � cause de campagnes m�diatiques.

  id�es re�ues      l'�puration    analyse politique    Bordeaux       Bibliographie

Ils le d�fendent : Le Dr Leon Boutbien      Roger A. Lhombreaud  J. F. Steiner